• Contrairement au touriste, tu ne sais pas où tu seras demain mais que tu sais où tu as été.
  • Tu refais le contenu de ton sac pour optimiser son poids à mort.
  • Tu es obligé d’acheter un pantalon plus petit parce que l’autre est devenu trop large, même avec une ceinture.
  • Tu piques un rouleau de papier toilette dans les auberges/hôtels et la dernière fois que tu as fait caca dans la nature tu ne t’es pas rappelé que ton rouleau était en rupture.
  • Tu ne sais jamais quel jour on est ni depuis combien de temps tu es parti(e).
  • Tu sais repérer un(e) Français(e) sans qu’il ait parlé ni avoir vu son sac Quechua, uniquement à sa tronche.
  • Le soir, tes chaussettes et tes chaussures dégagent une odeur que tu ne t’étais jamais cru capable de fabriquer jusqu’à présent.
  • Parfois tu te sens tellement seul malgré toutes tes rencontres que tu publies un article non terminé sur ton blog pour susciter des réactions puis tu envoies un tas d’e-mails. Je ne parle pas de ceux qui passent leur temps sur Facebook, c’est un cas à part…
  • Attendre 5 heures une voiture sur le bord de la route ne te fait plus ni chaud ni froid (après évidemment, ça dépend aussi du climat faut pas déconner).
  • Tu peux mater les fourmis, les passants, les vagues pendant 3h sans te rendre compte du temps qui passe.
  • Tu perds ta montre et que tu te dis : “Au moins comme ça, plus de problèmes” (mais tu t’aperçois ensuite que tu dis une bêtise parce que tu t’en servais comme réveil).
  • Tu négocies le prix d’un lit dans l’unique auberge du coin quitte à dormir dehors en cas d’échec parce que tu t’y es pris comme un blaireau.
    NB : ça, qu’on le veuille ou non ça se défend de deux façons, on peut dire que c’est de l’entêtement qui frôle la connerie, ou au contraire prétendre que c’est juste le témoignage d’une volonté de fer (sic)…
  • Tu ne veux plus écrire et publier en détail le récit de tous tes “exploits” parce qu’après tout, c’est ton voyage et qu’il n’est pas nécessaire de tout partager.
  • Tu préfères décliner les invitations à voyager à plusieurs malgré le poids de la solitude.
  • Tu demandes à ton voisin de chambrée de troquer un bouquin contre celui que tu viens de finir.
  • Tu te mets à la couture parce que tu sens bien que ton vêtement ne tiendra pas le coup autrement.
  • Tu ignores les avances répétées de la belle Suissesse qui dort dans la même chambre que toi parce que tu es en train de planifier ton trajet en stop pour le lendemain, alors qu’avant tu aurais peut-être opté pour un “Vive la Suisse Allemande” nocturne avant ton départ.
  • Tu assistes à une messe dans une église juste parce que tu es trop crevé et qu’il y fait bien  frais alors que tu n’es ni croyant ni pratiquant.
  • Tu connais bien le quartier d’une ville où tu n’es jamais allé à force de rencontrer et de discuter avec des voyageurs originaires de celle-ci.
  • Tu arrives dans un hôtel du genre bien miteux, sans poignées aux portes mais avec cafards et que tu te dis : “Enfin un peu de repos”.
  • Tu as tellement ingurgité le minimum de nourriture par jour pendant deux mois qu’avaler un filet de bœuf de 800 grammes (pesé après cuisson évidemment !) et sa purée de pommes de terre maison ne te pose aucun problème de digestion.
  • Tu as compris que la pierre à feu que tu as acheté avant ton voyage, en plus des deux briquets que tu emportes, ne te servira probablement jamais.