Quand j’arrive à l’auberge Porto do Sol à Porto Alegre, je transpire à grande eau et l’odeur que je dégage doit se situer quelque part entre le fauve et le hareng, je porte le même t-shirt depuis deux jours, le reste est sale. J’ai du mal à écrire mon nom sur la feuille d’admission sans la tremper de sueur, je regarde la réceptionniste d’un air désolé. Elle sourit.

Au programme : douche puis laverie. Faut arrêter de déconner.
En arrivant dans le dortoir je croise un Coréen du Sud, on ne peut pas trop échanger, il y en a encore un qui dort dans la chambre et je me dis que je pourrai lui parler plus tard dans la soirée : je veux qu’il me parle de son pays, je n’ai pas spécialement prévu d’y passer mais il faut rester ouvert (je n’y arrive pas toujours ou alors n’y pense que trop tard).
Manque de bol, il quitte l’auberge dans la journée et je ne le reverrai pas.

Je flâne pendant quelques heures, contrairement aux précédentes villes, je ne ressens pas grand-chose, je n’ai pas dû aller aux bons endroits, je réessayerai demain. Je rentre à l’auberge pour continuer à retranscrire les notes de mon carnet sur l’ordinateur car j’ai pris un sacré retard depuis le Maroc.

Une journée calme en somme…

Je finis une partie de la retranscription de mes notes puis monte me coucher, j’ai les yeux qui piquent. Une fois dans la chambre, un nouvel hôte se présente à moi : Fernando. Personne ne l’a vu, il est monté directement dans sa chambre après le check-in sans trop s’attarder dans les pièces à vivre ou la courette.
Je n’avais plus vraiment envie de discuter mais il se trouve que le courant passe bien et nous échangerons pendant un long moment.
Le lendemain, la réceptionniste me donnera un mot que Fernando aura laissé à mon attention avant de partir, me laissant ainsi ses coordonnées. Sympa, ça ne sera pas une journée pour rien !